spot_img
spot_img

Affaire Faux décret à la CRTV : Johann SITCHOM incarcéré à Kondengui pour « atteinte à la sûreté de l’Etat »

À lire aussi

Le porteur du faux document nommant un Vice-président a été écroué à la prison principale de Yaoundé. Selon les enquêteurs du SED, il n’aurait pas agi seul.

L’affaire avait fait le tour des réseaux sociaux il y a deux mois. Ce 11 août 2026, elle prend une tournure judiciaire. Johann SITCHOM, l’homme interpellé à la CRTV alors qu’il tentait de faire lire un « décret » portant nomination d’un Vice-président, a été incarcéré à la prison principale de Kondengui.

Selon les informations recueillies, il y est poursuivi pour « Tentative d’atteinte à la sûreté de l’État avec complicité de puissances étrangères ».

Plusieurs jours après son interpellation, son transfert à Kondengui marque l’ouverture d’une procédure judiciaire.

D’après notre confrère Boris Bertolt, l’intéressé a été longuement auditionné au Secrétariat d’Etat à la Défense, SED, avant son placement sous mandat de dépôt.

Le SED évoque des complices et des « puissances étrangères »

Au cœur du dossier, un élément majeur : les enquêteurs ne croient pas à l’acte isolé.  Dans leurs conclusions, les gendarmes du SED estiment que Johann SITCHOM « n’a pas agi seul ». Ils évoquent l’existence de « complices et commanditaires ».

Autre point noté dans le PV : la mention de « puissances étrangères ». Lesquelles ? Le document ne le précise pas. Le flou est total et entretient les spéculations.

Dès l’éclatement du scandale à la CRTV, le nom d’Oswalde BABOKE, Directeur adjoint du Cabinet civil de la Présidence, avait été cité dans les couloirs. A ce stade, aucune charge officielle ne le vise.

Analyse : Un acte qui intervient dans un contexte de vide institutionnel

L’incarcération de SITCHOM intervient 8 mois après l’annonce par le Président Paul Biya d’un prochain remaniement gouvernemental. Annonce jamais suivie d’effet.

Dans ce même laps de temps, le poste de Vice-président de la République, créé pour assurer la continuité de l’Etat, n’a toujours pas été pourvu.

C’est dans ce vide que survient cette tentative d’usurpation. Un faux décret. L’affaire pose la question de la fébrilité autour des nominations au sommet de l’Etat. En l’absence de signaux clairs, le terrain est laissé aux rumeurs et aux initiatives hasardeuses.

Pour l’instant, l’enquête du SED se poursuit. L’objectif affiché : remonter jusqu’aux commanditaires présumés de Johann SITCHOM.

Patrick Amougou

- Publicité -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Publicité -spot_img

Articles Récents