Grave accident aux premières heures de ce vendredi 14 août 2026. Un bus de l’agence MANGWA BOY, parti de Yaoundé pour Bafoussam, a percuté un camion mal garé à Nomale, un village dans l’arrondissement de Ndikiniméki, à environ 170 km de Yaoundé.
D’après un membre de l’équipe de SECUROUTE sur place, le bus s’est écrasé de plein fouet sur une cargaison de planches. La violence du choc a complètement détruit les cinq premières rangées du véhicule.
Bilan provisoire
Le chauffeur et les passagers assis aux premières places sont décédés sur le coup. Des chiffres non officiels parlent de plus de dix morts. Plusieurs autres blessés ont également été enregistrés et évacués vers les centres de santé les plus proches. Le bus assurait la liaison vers la région de l’Ouest ou du Nord-Ouest.
En attendant la communication et le bilan officiel des autorités compétentes, les opérations de dégagement et de secours se poursuivent sur les lieux.
La RN4 : Un axe de la mort qui cumule les drames
Cet accident relance le débat sur la dangerosité les Routes nationales qui sont les axes les plus meurtriers du Cameroun.
Chaque jour, des milliers de voyageurs, de marchandises et de gros porteurs les empruntent. Mais depuis des années, ces Routes sont régulièrement endeuillées par des accidents aux bilans très lourds, souvent causés par l’état de la route, l’excès de vitesse et les stationnements anarchiques.
En 2016, plus de 80 personnes avaient péri dans une collision entre un bus et un camion-citerne à Dschang.
En 2021, un autre accident à Matamzom avait fait une vingtaine de morts.
La liste est longue et le traumatisme reste vif dans les familles.
L’impunité tue : La colère des usagers
Au-delà du choc, c’est la colère qui monte chez les usagers de la route.
« Des voitures, surtout des camions qui tombent en panne et qu’on abandonne parfois sans signalisation pendant de nombreux jours en pleine route à haut trafic est à l’origine de plusieurs accidents mortels. L’impunité, sans réaction forte des autorités » dénonce un usager de la route.
Des propositions concrètes émergent déjà. « Un des facteurs peut être éradiqué très facilement : faire remorquer tout véhicule stationné pendant plus de 30mn au bord de la route nationale. Aux frais du propriétaire, une amende en plus si ce n’est pas le chauffeur qui a appelé le remorqueur. » suggère Carl Ong.
Les appels à l’action se multiplient
Les associations et les familles des victimes réclament depuis des années :
1. Le renforcement des contrôles et des sanctions contre les stationnements dangereux.
2. L’amélioration de la signalisation sur les zones à risque.
3. La réhabilitation complète de certains tronçons dégradés .
En attendant, le deuil s’installe à nouveau sur l’axe Yaoundé-Bafoussam.
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