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Wum: Le Gouverneur condamne et déploie l’armée après l’assassinat d’un commissaire et la prise en otage de 5 enseignants

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Le Gouverneur de la Région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, a annoncé dans un communiqué publié ce 9 septembre 2026, une attaque sur le campus de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Wum, dans le département du Menchum. Le bilan fait état d’un Commissaire Divisionnaire décédé et de cinq enseignantes emmenées.

Une tournée de rentrée scolaire qui tourne au drame

Selon le communiqué officiel des Services du Gouverneur, les faits se sont produits le 8 septembre 2026 aux environs de 11h00. Le Préfet du département du Menchum effectuait une tournée d’évaluation de l’effectivité de la rentrée scolaire 2026/2027.

C’est dans ce cadre que son convoi s’est retrouvé bloqué à environ 50 mètres de l’ENIEG de Wum à cause de l’état de la route. Le Commissaire Divisionnaire Mbah Tobie Damase, qui ouvrait la voie, s’est avancé vers le campus. C’est à ce moment que des individus armés présents sur les lieux l’ont pris pour cible.

Le Gouverneur informe que le haut responsable de la police a perdu la vie lors de cette attaque. Cinq enseignantes de l’établissement ont ensuite été emmenées vers une destination inconnue.

Les personnes concernées sont : Mme Kwa Hope, Directrice de l’ENIEG de Wum, ainsi que Mmes Ache Presilla, Kometa Divine, Kum Nadine et Nchia Dieudonné.

La réaction de l’administration

Dans son communiqué, le Gouverneur du Nord-Ouest, au nom du Chef de l’Etat, adresse ses condoléances à la famille du fonctionnaire décédé et exprime sa solidarité avec les familles des enseignantes.

Il condamne ce qu’il qualifie d’acte barbare survenu en milieu scolaire en début d’année académique, et appelle la communauté éducative et les familles à garder leur calme.

Le Gouverneur indique également que sur instructions de la hiérarchie, les Forces de Défense et de Sécurité ont été déployées. Elles mènent actuellement des opérations en vue de retrouver les auteurs et d’obtenir la libération des enseignantes en toute sécurité.

Enfin, il lance un appel à la vigilance et à la collaboration entre la population, les autorités administratives et les forces de sécurité.

Un contexte de crise qui dure depuis 2017

Pour rappel, les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun traversent depuis près de neuf ans une crise sociopolitique marquée par des revendications séparatistes.

Cette crise a un impact important sur le secteur de l’éducation, avec des perturbations récurrentes de l’année scolaire et des appels à la fermeture des écoles dans certaines localités. Les autorités administratives mènent depuis plusieurs années des actions pour encourager le retour progressif des élèves et des enseignants dans les établissements.

Patrick Amougou

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